Historique

L’AS Haute-Broye est née en 1986 de la fusion du FC Palézieux et du FC Oron. Elle représente actuellement les habitants des communes d’Oron (née de la fusion des anciennes communes de Bussigny-sur-Oron, Châtillens, Chesalles-sur-Oron, Ecoteaux, Les Tavernes, Les Thioleyres, Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux et Vuibroye), d’Essertes et de Maracon.

Petit historique du FC Palézieux

Par Pierre Carera et Bernard Emery dans le carnet de fête du 40e du FC Palézieux (1986)

10 décembre 1946, Robert Grandchamp, Michel Henri, Pierre Mercanton, J.-P. Liaudet, Marcel Ramoni, Louis Zutter, Francis Chevalley, Werner Neuenschwander et Paul Burnier se réunissent pour fonder le FC Palézieux. Rapidement l’organisation de la société se met en place et en 1947, c’est l’affiliation à l’ACVF.

Au début les difficultés sont énormes. Il faut trouver un terrain, acheter un ballon (un seul), des filets (225.-), tout ça avec des cotisations de un franc par mois. Et l’année suivante Neuenschwander demande l’achat d’un deuxième  ballon, déjà exigeants ces joueurs ! Le 1er septembre 1948 l’assemblée décide l’achat de…six maillots. Mais le caissier crie misère. Alors on se débrouille : loto, tombola, tournoi sont organisés pour permettre la survie du club. Sur le terrain la victoire n’est pas souvent au rendez-vous. Mais l’amour des couleurs compense l’inexpérience technique.

Après l’enthousiasme des débuts il y a un passage difficile. Pour la saison 53-54 le FC cesse son activité, faute de combattants. Mais l’été 1954 tout repart. On trouve un nouveau terrain et les joueurs une nouvelle motivation.

1958, révolution ! On parle d’engager un joueur-entraîneur pour la somme de 15 francs par entraînement + 5 francs par match. En fin de compte l’entraîneur pressenti renonce. Doit-on dire heureusement ? Toujours est il qu’à la fin de la saison 59-60 le FC Palézieux fête son premier titre de champion de groupe, mais rate la promotion pour un petit but. Ah ! Ce bolide de Lulu sur la latte de Nyon à trois minutes de la fin. Mais l’équipe ne se décourage pas. Au printemps 1961 elle est de nouveau championne, sans connaître la défaite, sauf en finale. Les années suivantes l’équipe se maintient aux avant-postes, sans toutefois parvenir au somment.

1965 voit une grande réalisation, l’édification des vestiaires. Chaque membre met son huile de coude et ses compétences professionnelles au service du club. La construction se fera sans utiliser une seule minute de main-d’œuvre extérieure.

1965 toujours. Virage important pour l’avenir de la société. Le 20 août naît la première équipe junior, la pépinière qui assurera la vie future du club. C’est aussi le début de la collaboration avec nos voisins d’Oron. Grâce à l’ouverture d’esprit des responsables, un échange de joueurs s’instaure, permettant la création d’une équipe de C à Oron alors que les B représentent Palézieux. Les progrès sont immédiats et à la fin de la saison 66-67 nos jeunes sont champions de groupe et en plus remportent le prix de bonne tenue de l’ACVF. Belle démonstration de nos espoirs qui prouvent que victoire et fair-play ne sont pas antinomiques. Une leçon à méditer par bien des entraîneurs.

1970, c’est la création d’une deuxième équipe d’actifs qui permettra aux jeunes de s’aguerrir et à quelques vétérans de les entourer tout en se maintenant en forme.

1971. Le 25e anniversaire du club est fêté par un nouveau titre. Et aussitôt la deux prouve son utilité. Lors du premier match de finale notre gardien est blessé après quelques minutes, c’est celui des réserves qui doit suppléer à son copain. Quel baptême du feu, hein Philippe ! Une fois de plus la promotion nous échappe (pas par la faute du gardien).

1972. On commence à parler fusion avec le FC Oron, mais le fruit n’est pas encore mûr. Dès 1976 débute une ère de travaux qui va s’étendre presque sur dix ans. Locaux matériel, cave, bancs, éclairage, rénovation du terrain, buvette, que de réalisations qui auront coûté leur pesant de dévouement et de cheveux gris aux responsables successifs de notre club.

1979. Enfin une promotion ! Mais n’en parlons pas trop, puisqu’après une relégation en 5e ligue peu glorieuse en 1978, l’équipe réagit et retrouve de suite le niveau qu’elle n‘aurait jamais dû quitter.

1982. Formation du mouvement juniors Oron-Palézieux (MJOP). C’est la création de l’avenir. Par la multiplication des contacts entre les deux clubs elle ensemence le terreau de la fusion.

8 juin 1986. Le FC Palézieux est champion de groupe et promu en 3e ligue. Pouvait-on rêver plus beau cadeau d’anniversaire ? C’est dans l’allégresse  que nous pouvons tourner la quarantième et dernière page de notre histoire. La fusion Palézieux-Oron est maintenant décidée. L’Association Sportive Haute-Broye représentera notre coin de terre.

FC Palézieux I saison 85-86                         

FC Oron : Hier…Aujourd’hui…Demain…

Par Robert Schick dans le livret de fête du 30e du FC Oron (1986)

Hier…

La guerre 39/45 a pris fin. Déjà, dans le monde la vie normale s’organise. Le sport peu à peu, reprend ses droits.

Dans les villes d’abord, puis dans les faubourgs et les villages campagnards ensuite, la pratique du jeu du ballon rond s’instaure.

Oron bien que tardivement peut-être (si l’on s’en réfère aux clubs des alentours), ne résiste pas non plus à l’attrait de ce sport viril.

En 1954 déjà, le lundi 26 juillet, une quinzaine de jeunes gens se réunissent afin de fonder à Oron, un club de football. De cette réunion, il en résulte la nomination d’un comité provisoire qui devra dans les plus brefs délais, s’attaquer aux diverses tâches administratives, c’est-à-dire et en particulier, faire toutes les démarches nécessaires auprès des instances officielles, qu’elles soient cantonales ou suisses, afin que le futur FC Oron puisse voir le jour. On décide aussi la mise sur pieds immédiate de séances d’entraînement.

Il fallait que tous ces jeunes soient fermement décidés et volontaires aussi, puisque le dimanche 1er août à 8h30 déjà, chacun devait se retrouver au terrain des sports pour, dans un premier temps, participer à leur première leçon de football et dans un deuxième, à leur seconde séance constitutive.

Avec le recul force nous est donné de penser aujourd’hui pour tous es fondateurs, ce devait être aussi une belle manière de célébrer notre fête nationale ! Il faut aussi croire que pour le comité d’alors, toutes ces tractations n’ont pas été de tout repos. Car en effet, ce n’est que deux ans plus tard que le Football Club Oron a officiellement vu le jour.

La presse locale relatait dans ses colonnes la première sortie de la nouvelle équipe, en date du 17 juin 1956. Les Crausaz, Grandjean, Delmonico, Granget, Pittet, Rebetez, Roux, Campiche, Zahnd, Noverraz se rendaient et ce, afin de préparer leur premier championnat, au tournoi annuel du FC Bossonens.

Fringués de neuf, ils y décrochent une 5e place qui laisse augurer, lorsque la cohésion, sur le terrain de jeu sera faite entre tous, d’une bonne équipe qui fera certainement des points, pour la première saison déjà. De plus Oron y remporte aussi le prix de bonne tenue qu’il ne fallait surtout pas attribuer à l’équipement flambant neuf des joueurs, mais à leur comportement sur le terrain de jeu.

C’est le 3 août 1956, à l’hôtel des Chemins de Fet qu’officiellement le FC Oron, sous la présidence de M. Jean Félix, tient sa première assemblée générale. De ces débats, il ressort qu’avec une bonne vingtaine de joueurs, la nouvelle société n’aura pas de peine à se maintenir dans le championnat qui l’attend. Un entraîneur en la personne de M. André Grandjean officiera tous les jeudis. Un appel étant également lancé afin de permettre encore le recrutement de quelques personnes compétentes, pour mener à bon port ce nouveau club.

Conformément aux statuts de l’Association suisse, le FC Oron débute en championnat par la 4e ligue. A l’époque, la 5e ligue n’existait pas encore. Durant de nombreuses années Oron évolua dans cette catégorie de jeu avec selon les dires, des hauts et des bas (aucune référence écrite ne pouvant actuellement être consultée, les archives ayant été détruites dans un incendie).

1974…année euphorique pour le club, ses supporters et aussi pour toute la population d’Oron puisque l’équipe fanion accède à la 3e ligue tout en se parant aussi du titre très envié de Champion vaudois de 4e ligue.

Echelon supérieur qu’elle quittera en 1977 et le retrouvera pour un an seulement en 1978.

Aujourd’hui…

Le Football Club compte actuellement environ 50 actifs répartis dans les trois catégories de jeu suivantes : la Une qui évolue en 4e ligue, la Deux en 5e ligue et une équipe de Seniors.

La fin du championnat 84/85 laissait entrevoir aux dirigeants d’excellentes perspectives pour son équipe fanion. En effet, ne venait-elle pas de terminer son championnat dans le peloton de tête ? Ambitieuse, elle pouvait aussi l’être mais c’était sans compter avec l’école de recrues, les blessures en nombre et aussi le manque de sérieux de certains joueurs pas trop reconnaissants vis à vis du club qui leur avait permis de devenir des footballeurs.

Déchanter à fin 85, il le fallait puisque le 1er tour du championnat avait été catastrophique. Il y avait bien longtemps que la Une d’Oron ne s’était retrouvée si bas au classement. La motivation, le plaisir de jouer n’y étaient plus et l’ombre de la 5e ligue faisait douter les plus optimistes. Heureusement 1986 allait nous prouver que notre première savait aussi relever la tête puisque dès le début du 2e tour les résultats ne se sont pas fait attendre et ont permis à l’équipe, de se maintenir en 4e ligue.

Oron Seniors, c’est depuis plusieurs années déjà l’équipe sur laquelle avant chaque saison, on peut parier et miser. Sans la moindre gêne ne joue-t-elle pas des coudes parmi les plus grand de la Vaudoise ? Chaque année, régulièrement bien placée et ce même dans le groupe dit ‘des forts’, nos grisonnants font plaisir à voir. La jouerie et aussi le spectacle y sont encore de mise et ce ne sont pas les spectateurs du dimanche matin qui vous contrediront. Avec nos applaudissements !

Ceux de la Deux (équipe recréée depuis deux années seulement), doivent savoir qu’ils sont dans les clubs, les gars pour lesquels le vedettariat n’est pas de mise. Ils jouent uniquement pour le plaisir. Malgré les résultats qui ne sont pas toujours alléchants, ils n’estimeront pas non plus que leur seul devoir envers leur club est de jouer. La deux c’est aussi souvent, le carnet d’épargne du club. On en met quand on en a trop et on en reprend quand ça manque…

Souvent, le moral et l’esprit d’équipe devraient en prendre un bon coup. A Oron, ils sont toujours au beau fixe. Alors…nous nous devons de tirer à ces joueurs et à l’occasion de ce trentième, un grand coup de chapeau.

 Le Mouvement Juniors : face aux difficultés toujours croissantes et afin de permettre à chacun de nos footballeurs en herbe d’évoluer dans sa classe de jeu respective, les dirigeants des FC Oron et Palézieux ont décidé d’un commun accord, d’unir leurs forces en créant en 1982 le MJOP (Mouvement Juniors Oron-Palézieux). Décision judicieuse et pleine de bon sens puisqu’actuellement une soixantaine de jeunes évoluent dans les différentes équipes.

Mais que de temps et aussi de patience pour éduquer tout ce petit monde aux joies du ballon rond. Alors… Un énorme coup de chapeau au comité, aux entraîneurs et responsables du MJOP pour la somme de travail et par là-même de bénévolat que vous avez déjà consacré à nos jeunes footballeurs. L’expérience a démontré que c’est un mauvais service à rendre aux moins de 20 ans que de vanter leurs qualités. Le célèbre Pelé disait un jour en parlant d’eux : « Ils ont le temps d’attendre ». Mais tout de même, à vous Juniors : sachez que vous êtes l’avenir du football dans notre région. Sachez aussi que vous n’en êtes pas moins à l’origine du futur des FC Oron et Palézieux. Puissiez-vous vous en souvenir encore longtemps afin que notre sport favori s’y développe davantage encore.

Demain…

Lorsque l’on évoquait hier…la mise sur pieds et la fondation du FC Oron, nous pouvons aussi aujourd’hui en 1986, année du 30e anniversaire du club, parler le même langage.

En effet : fondation, assemblée, débat ou séance constitutive, ne sont-ils pas de nouveau, après 30 années, des mots encore d’actualité puisque le FC Oron a décidé de fusionner avec son homologue de Palézieux.

De cette heureuse union, de ce doux mariage, un nouveau club est né. Ne dit-on pas : l’Union fait la Force…Puisse ce diction nous confirmer toutes les espérances mises dans cette heureuse initiative et que grâce à cette fusion, le football demain, dans la Haute-Broye, puisse y grandir et qu’il devienne aussi, dans la hiérarchie de l’Association Cantonale Vaudoise de Football, l’un de ses plus dignes ambassadeurs.

Messieurs Braso et Carera, président respectivement du FC Oron et du FC Palézieux officialisent d’une poignée de main la fusion des deux clubs

 

L’AS Haute-Broye

L’AS Haute-Broye a été fondée le 8 juin 1986. Elle connut des débuts difficiles. L’esprit de clocher freina le développement du club qui finit par descendre en 4e ligue, trois saisons seulement après la fusion.

En 1989, afin d’améliorer l’encadrement et la progression des jeunes footballeurs de la région, l’AS Haute-Broye, le FC Jorat-Mézières et le FC Savigny-Forel s’unissent et fondent le Groupement, qui réunit les juniors C, B et A des trois clubs. Ils seront rejoints plus tard par le FC Puidoux-Chexbres.

la toute première équipe évoluant sous les couleurs de l’ASHB

A la fin de la saison 90/91 l’AS retrouve sa place en 3e ligue et réalise quelques belles campagnes notamment en 95/96 où elle lutta jusqu’à la fin du championnat pour accéder à la 2e ligue. S’ensuivirent quelques saisons difficiles en raison du désintérêt pour le club et d’une gestion laborieuse qui laissa l’AS dans une situation financière délicate.

Au début du troisième millénaire, sous l’impulsion d’un nouveau comité, le club se refait peu à peu une santé et retrouve en 2003 sa place en 3e ligue, grâce à un concours de circonstances puisque l’équipe coachée par Yvan Darbellay termina la saison à la 4e place de son groupe…Trois petites saisons en 3e ligue puis retour à l’étage inférieur. Ce nouveau purgatoire aura duré six longues années ponctuées par trois 2e place…

En 2012, l’ASHB entraînée par José Gregores et Pascal Panchaud termine championne de son groupe et retrouve la 3e ligue. Depuis, le club a su se développer pour conserver sa place à ce niveau.

Dimanche 29 mai 2016, journée historique pour l’ASHB! Retirée par manque de joueurs, puis recréée sous l’impulsion d’Alain Chamot et de quelques membres de la jeunesse, et après avoir manqué la promotion pour une place la saison précédente, la Deux de l’ASHB accède enfin à la 4e ligue après un derby endiablé face aux voisins du FC Etoile-Broye. David Mounir, le coach, aura su redonner confiance et envie à un groupe très réceptif qui se voit enfin récompensé de ses efforts et de sa motivation !

ASHB II - saison 2015-2016

Voici un petit graphique permettant de suivre l’évolution des premières équipes années après années:

Évolution du club à travers les ligues